Fort Walsh
Officiers au Fort Walsh.
En 1875, l’assistant commissaire Macleod met à exécution ses plans d’étendre plus loin dans l’Ouest la PCN-O. Une partie de ce plan consiste en l’établissement du Fort Walsh, du Fort Calgary et de nombreux postes éloignés.
L’inspecteur James Walsh et la Troupe B partent vers le sud pour Cypress Hills. Cette région fréquentée par quelques tribus Autochtones, est aussi le site du massacre qui déclencha le processus de fondation de la Force. Comme pour les autres postes, le Fort Walsh est construit pour mettre fin au commerce du whisky, imposer la Loi canadienne, établir la souveraineté canadienne et encourager les Autochtones à s’installer dans des réserves. Le Fort Walsh doit aussi composer avec les retombées des « Indian Wars » américaines : Lakota et Nez Percé trouvent refuge au Canada en 1876-1877. Afin de redresser la situation, le Fort Walsh devient le quartier général de la PCN-O de 1878 à 1882. Cette période profite à James Walsh qui se bâtit une réputation de gardien de la paix avec son travail aux côtés de Sitting Bull et de Lakota.
Fort Walsh.
Le bison, déjà en voie de disparition au temps de la Marche vers l’Ouest, disparaît définitivement en 1879. La famine et les relations tendues entre le Canada et les États-Unis poussent les Autochtones canadiens à chasser sur les terres américaines. Deux fermes sont donc construites dans la région de Cypress Hills de manière à pouvoir enseigner aux Autochtones comment cultiver leur propre nourriture. La PCN-O distribue des paiements de traité et délivre des rations, mais seulement aux Autochtones canadiens.
Quand les réserves canadiennes sont établies et que Lakota ainsi que Nez Percé retournent aux États-Unis, les quartiers généraux de la Force déménagent à Régina. Le Fort Walsh ferme en 1883. À cette époque, la voie ferrée a atteint Maple Creek, amenant avec elle plusieurs colons. Le fort est démantelé et la Troupe A déménage dans la nouvelle ville.
Le rôle de la PCN-O à Maple Creek, comme ailleurs au sud de l’Alberta et en Saskatchewan, change continuellement, passant de la vérification du bétail à l’inspection pour le whisky. Durant l’ère des fermes de bétail dans les champs libres, avant le boum de la colonisation, les « Cowboys de la Reine », comme on les nomme, inspectent les troupeaux de bétails et de chevaux, américains comme canadiens, qui traversent les frontières. Les troupeaux présentant des signes de maladie sont mis en quarantaine jusqu’à preuve d’une bonne santé. Les « Cowboys de la Reine » empêchent tout début de maladie parmi les bêtes durant cette période.
Fort Walsh et la colonie avoisinante.
Élevage à la ferme du Carrousel.
En 1924 Fort Walsh est désigné Site historique national du Canada. La PCN-O reconnaît aussi l’importance du Fort dans l’histoire de la Force. La GRC s’installe au site du Fort Walsh en 1942 afin d’y fonder sa ferme de chevaux de remonte. La ferme est construite à partir des bâtiments d’origine de la PCN-O. Elle élève les grands chevaux noirs qui deviennent rapidement une marque de reconnaissance internationale majeure de l’image de la GRC. Les chevaux sont utilisés pour l’entraînement équestre des recrues et pour le célèbre Carrousel de la GRC.
En 1966, monter à cheval ne fait plus partie des tâches des policiers. Les nouveaux membres de la GRC n’apprennent donc plus cette pratique. Le Carrousel de la GRC déménage à Pakenham, en Ontario, deux ans plus tard. Le site du Fort Walsh est alors transféré à Parcs Canada. Aujourd’hui, les bâtiments de la ferme du Carrousel sont meublés à la mode des années 1880. Tous les étés, des guides en costume d’époque font revivre aux visiteurs la période de la PCN-O au Fort Walsh, de 1875 à 1883.