Fort Whoop-Up

Autochtones en attente pour effectuer du troc au Fort Whoop-Up.

Autochtones en attente pour effectuer du troc au Fort Whoop-Up.

Le célèbre Fort Whoop-Up est la destination de la PCN-O. Quand les policiers y arrivent, les commerçants de whisky ont disparu, ne laissant derrière eux qu’un gardien pour le fort. Sans avertissement, le plus important poste d’échange du whisky avait fermé ses portes.

En 1874, Cecil Denny décrivait le Fort comme ceci :

« Whoop-Up est un fort palissadé d’environ mille mètres carrés. Les demeures font face au centre du fort. Les bastions, aux coins de la palissade, sont munis de meurtrières. Les joyaux du fort consistent en deux canons de campagne antiques faits de cuivre qui, je présume, pourraient être allumés sans danger d’explosion. »

Les commerçants de whisky ont sûrement cru que la PCN-O ferait vite demi-tour pour retourner vers l’est, laissant à nouveau place au commerce. Ce n’est pas ce qui arriva. Le Fort, alors nommé Fort Hamilton, continue ses opérations de troc, sans la présence du whisky. En fait, de 1875 à 1890, la PCN-O y établit des casernes. En 1876, afin d'empêcher le vol de leurs chevaux, les policiers rallongent la palissade de manière à pouvoir garder les bêtes à l’intérieur du fort.

Quand la PCN-O n’a plus besoin de ce poste éloigné, le fort est recyclé en ferme d’élevage. Aujourd’hui, ce site est un lieu d’interprétation du commerce du whisky, de la PCN-O et de l’ère de la ferme d’élevage du sud de l'Alberta.

Graham Ruttan